
En France, environ 1,6 million de femmes sont concernées par une information des autorités sanitaires au sujet de certaines pilules contraceptives contenant du désogestrel 75 µg. En cause : un risque accru de tumeur intracrânienne (méningiome).
Une vaste étude française menée par EPI-PHARE et publiée en 2025 dans The BMJ a mis en évidence une association entre l’utilisation prolongée du désogestrel 75 µg et une augmentation du risque de méningiome intracrânien.
Quel est le risque ?
Le méningiome est une tumeur qui se développe au niveau des membranes entourant le cerveau et la moelle épinière. Il est le plus souvent non cancéreux, mais selon sa taille et sa localisation, il peut provoquer des symptômes et nécessiter une prise en charge médicale ou chirurgicale.
Les résultats montrent notamment une forte augmentation du risque après plus de 5 ans d’utilisation continue du désogestrel 75 µg.
Les chercheurs estiment environ un cas supplémentaire de méningiome nécessitant une intervention chirurgicale pour 17 000 femmes exposées pendant plus de cinq ans.
Pourquoi en parle-t-on en septembre 2026 alors que l’étude date de 2025 ?
l’étude scientifique n’est pas nouvelle. Ce qui est nouveau, c’est l’ampleur de l’information adressée directement aux femmes.
Les premiers résultats français ont été publiés par EPI-PHARE fin 2024, avant leur publication scientifique dans The BMJen 2025.
Après l’évaluation de ces données au niveau européen, le risque de méningiome a fait l’objet de mesures réglementaires concernant l’information associée aux médicaments.
Et en septembre 2026, les autorités françaises franchissent une nouvelle étape : environ 1,6 million de femmes concernées doivent être directement informées du risque associé au désogestrel 75 µg.
Autrement dit, ce n’est pas un nouveau risque découvert en septembre 2026 : c’est l’information des patientes qui prend aujourd’hui une nouvelle ampleur.
Quelles pilules sont concernées ?
⚠️ L’alerte concerne les contraceptifs oraux contenant 75 µg de désogestrel, une hormone de synthèse appartenant à la famille des progestatifs.
Parmi les pilules concernées figurent notamment Cérazette®, Optimizette®, Antigone®, Clareal®, Desopop®, Lactinette®, Elfasette®, ainsi que plusieurs génériques contenant du désogestrel 75 µg.
Si vous prenez une contraception orale, regardez le nom de votre pilule puis vérifiez dans sa composition la présence de “désogestrel 75 microgrammes”. En cas de doute, demandez conseil à votre pharmacien, médecin, gynécologue ou sage-femme.
Que faire si votre pilule contient du désogestrel ?
Vérifiez le nom et la composition de votre pilule et prenez contact avec votre médecin, gynécologue ou sage-femme afin de discuter de votre durée d'exposition, de votre situation personnelle et, si nécessaire, des autres contraceptions possibles.
Santé menstruelle : savoir ce que nous utilisons pour notre corps
Cette actualité soulève une question plus large : savons-nous réellement ce que nous utilisons au quotidien pour notre santé intime ?
Contraception, protections menstruelles, produits d’hygiène intime… Ces produits peuvent être utilisés quotidiennement ou rester plusieurs heures en contact avec notre corps.
Pouvoir connaître leur composition, comprendre leur fonctionnement et disposer d’informations fiables permet aux femmes de faire leurs choix de manière plus éclairée.
C’est précisément cette recherche de transparence qui fait partie de la démarche de Sherydane, marque suisse spécialisée dans les culottes menstruelles en coton biologique, pensées en Suisse et fabriquées en France.
Pour ses protections menstruelles, Sherydane privilégie notamment du coton biologique certifié GOTS et des matières certifiées OEKO-TEX® Standard 100. Une attention particulière est portée au choix des matières destinées à être en contact avec la zone intime.
Cette démarche accompagne une conviction plus large : les femmes et les jeunes filles devraient pouvoir disposer d’informations claires sur les produits qu’elles utilisent, des premières règles aux différentes étapes de leur vie.
S’informer pour pouvoir choisir
Cette actualité autour du désogestrel et du risque de méningiome ne doit pas conduire à arrêter sa contraception dans la précipitation.
Elle rappelle en revanche l’importance de l’information et de la transparence en matière de santé féminine et menstruelle.
Comprendre les bénéfices et les risques d’un médicament, connaître la composition de ses produits intimes et pouvoir poser des questions aux professionnels de santé sont autant d’éléments permettant à chacune de prendre des décisions éclairées concernant son corps.
Sources : EPI-PHARE ; ANSM ; The BMJ, 2025. Consulter l’étude EPI-PHARE publiée dans The BMJ